
J’avais envie d’aborder un sujet qui nous préoccupe souvent, nous, les voyageuses solitaires : la peur des petites bêtes, des insectes, des bestioles… Appelez-les comme vous voulez ! Voici donc quelques anecdotes sur les araignées, coquerelles, scorpions, et autres créatures qui peuplent les contrées lointaines et tropicales. Des expériences que j’ai vécues, et surtout, auxquelles j’ai survécu – avec une petite dose d’humour à partager !

Je suis partie en sac à dos pour un mois au Costa Rica, l’un de mes premiers voyages de ce genre, et ma copine new-yorkaise, Megan, m’a accompagnée pendant deux semaines. Nous avions loué un bungalow dans la jungle, près de Playa Avallenas. Un soir, Megan sort de la salle de bain en état de panique, ferme la porte et bouche le dessous avec une serviette. Inquiète, je lui demande ce qui se passe. Elle m’explique qu’elle bloque la salle de bain à cause d’une énorme araignée. Je lui rétorque que c’est impossible, car nous avons toutes deux besoin d’y aller la nuit. Elle insiste pour que nous allions à l’extérieur. Je lui rappelle que, dehors, dans la jungle, il y a des tarentules, des serpents venimeux et des scorpions. Elle pâlit à l’idée.
Je décide de prendre les choses en main. Au début du voyage, j’avais acheté une chaise hamac, qui a une solide perche en bois, parfaite pour me concocter une arme anti-araignée. J’enfile mes chaussettes hautes, enfile mes chaussures et attache mes cheveux. Pourquoi je fais tout ça ? Je n’en sais rien, mais cela me rassure ! J’entre dans la salle de bain et là, je la vois : elle est immense, à peu près de la taille de ma paume. J’attaque comme une ninja, en criant, et j’écrase l’araignée. Une de ses pattes se détache dans le processus. Je tourne l’eau de la douche et, armée de ma perche, je la frappe jusqu’à ce qu’elle disparaisse en morceaux dans les canalisations.
Ce que je ne savais pas à ce moment-là, c’est qu’en cas de panique, avec une amie qui paniquait tout autant, c’était moi qui deviendrais la fille forte, celle qui prendrait les choses en main. Cette expérience m’a énormément boostée et m’a donné confiance pour tous mes voyages en solo par la suite. Ma chaise hamac est toujours accrochée dans mon salon, et je vois fièrement la marque laissée par cette aventure. Fin.








Je suis en voyage solo sur l’île de Bali, en Indonésie, où j’ai loué une magnifique chambre privée dans un surf camp à Padang Padang. Je surfe tous les jours et profite de l’ambiance. Une nuit, je découvre une énorme araignée derrière mon moustiquaire. Je ne sais pas si j’exagère, mais elle semble gigantesque, même plus grande que ma main, y compris mes doigts ! La panique m’envahit. Je décide de la prendre en photo avec le flash pour voir à quoi je fais face. Mauvaise idée, très mauvaise idée ! Ne jamais photographier une araignée la nuit, car tout ce que vous verrez, ce sont ses yeux brillants qui réfléchissent la lumière, et c’est mille fois plus terrifiant !
Je finis par m’endormir en veillant à bien coincer le filet de moustiquaire sous le matelas. Au matin, je ne la vois pas sur le mur. À ma grande surprise, elle est allongée sur le sol, en boule, devant le lit. Rassemblant tout mon courage, je prends ma sandale de plage et décide de la sortir dehors. Mais voilà… elle n’est pas morte et commence à bouger ses pattes ! Je crie comme une folle et me précipite hors de ma chambre en sautillant. Les gars au bord de la piscine éclatent de rire, et l’un d’eux s’approche pour la prendre dans sa main et la jeter au loin dans le gazon. Fin.








J’ai loué un bungalow dans la jungle de West End, sur l’île de Roatan au Honduras. À seulement une minute de marche de la plage, je suis tombée amoureuse de cet endroit. Une famille d’agoutis, un gros rongeur timide d’Amérique Centrale, vient même tôt le matin se régaler des mangues trop mûres qui tombent au sol.
Le premier matin, je me réveille avec de mystérieuses piqûres sur une de mes jambes. Inquiète, je vais voir la propriétaire pour lui demander ce que cela pourrait être. Elle m’explique qu’il s’agit de morsures d’araignée, car il y a deux petits trous rapprochés. Je suis horrifiée ! Elle promet d’aller jeter un œil plus tard, mais je sais qu’elle ne trouvera jamais l’araignée dans mon bungalow.
Le soir venu, alors que je me prépare à aller me coucher, je remarque quelque chose qui bouge derrière la tête de lit en treillis de bois… c’est elle, et elle est énorme, bien sûr ! Je frappe sur la tête de lit pour l’en faire sortir, puis je saisis mes sandales de plage et la bombarde avec tout ce qui me tombe sous la main. Elle tombe sur le sol, blessée. Je place l’une de mes sandales sur elle, enfile mes chaussures de sport, et je saute à pieds joints plusieurs fois sur ma sandale !
Je suis maintenant convaincue qu’elle est morte. Je retire mes chaussures, mais je laisse ma sandale en place, juste au cas où… Puis, je vais dormir comme un bébé, fière de mon courage. Fin.








J’ai loué un magnifique bungalow en montagne sur l’île de Tahiti, près du village de Teahupoo. Pour moi, la Polynésie française est sans aucun doute le paradis sur terre, mais cela peut rapidement tourner au cauchemar pour une fille qui a peur des bestioles !
Un soir, après avoir dîné au restaurant sur place, je rentre tranquillement vers mon bungalow pour me brosser les dents. Tout à coup, un scolopendre de 10 centimètres surgit du lavabo ! Surnommés aussi mille-pattes scorpion, ces créatures ont une mauvaise réputation en raison de leur morsure. La panique s’empare de moi, et je tente en vain de le noyer. Finalement, je réussis à l’emprisonner sous des assiettes dans le lavabo et je file en courant vers la cuisine.
Je demande de l’aide au cuisinier, qui me rassure en me disant qu’il viendra « sauver la princesse » dès qu’il aura terminé son service. En attendant, je me sers un autre verre de vin pour apaiser mes tremblements. Pour ceux qui ne connaissent pas, le scolopendre est un insecte venimeux — pas mortel, mais sa morsure est très douloureuse et peut entraîner un gonflement important, des douleurs, de la fièvre et même des réactions allergiques. J’en ai déjà croisé à Hawaii, au Costa Rica et un peu partout en Amérique latine et dans les Caraïbes.
Après mon deuxième verre de vin, le cuisinier, mon vaillant chevalier servant, arrive à mon bungalow armé de longs couteaux. Dès qu’il soulève les assiettes empilées, la bestiole se met à bouger et tente même de mordre le couteau pour libérer son venin. Je suis complètement affolée en voyant qu’une fois coupée en plusieurs morceaux, la bête continue à remuer ! Je sens que je vais avoir du mal à dormir ce soir… Je ne remercierai jamais assez mon costaud de cuisinier tahitien, tout tatoué ! Fin.










Je suis sur une île des San Blas au Panama, une minuscule île où je vis avec une famille autochtone Guna. J’occupe une petite hutte en bambou, dépourvue de porte, de fenêtres et d’électricité. Mon hôte m’assure que je n’ai pas besoin de mon filet moustiquaire la nuit, car les vents sont forts et les moustiques rares, et il a raison. En effet, il fait même frais la nuit, en contraste avec la chaleur et l’humidité des journées.
Cependant, dès ma deuxième nuit, je me réveille en sentant quelque chose sur mon bras. Chaque fois que j’allume ma lampe frontale, je ne vois rien. Ce n’est que la nuit suivante que je comprends : une grosse coquerelle, ou cucaracha comme on dit ici, a décidé de dormir sur mon bras pour se réchauffer. Oui, j’ai désormais un cafard qui passe ses nuits avec moi ! Je l’ai nommée Georgette. Je ne la voyais jamais le jour et je n’avais pas la force de la tuer non plus. J’ai fini par accepter l’idée que si je me débarrassais d’elle, une autre viendrait la remplacer et que finalement, elle ne me ferait aucun mal. Fin.








Je suis au Salvador pour deux semaines, dans un tout petit village de surfeurs à El Zonte. Je loue une chambre chez Alex, un Salvadorien très sympathique, à l’Essencia Nativa. L’endroit est formidable : il y a une terrasse avec des hamacs, un restaurant qui propose la meilleure pizza du coin, une belle piscine, et tout cela à proximité de l’océan et de ses vagues. Ma chambre est privée, et je partage une salle de bain avec la fille qui occupe la chambre en face de moi.
Comme d’habitude, je me lève la nuit pour aller aux toilettes. Après quelques nuits, Alex me demande si c’est moi qui me lève la nuit. Je lui confirme et lui demande si ça le dérange, surtout lorsque ses amis dorment dans le salon commun, pas très loin de ma chambre. Je marche dans le noir et n’allume la lumière qu’une fois dans la salle de bain. Il me répond que ça ne le dérange pas, mais il me demande si je mets des chaussures. Je lui dis que non et que je n’allume même pas les lumières dans ma chambre. C’est alors qu’il m’informe qu’il tue des scorpions presque tous les jours et qu’il en a justement éliminé un devant ma chambre dans la journée !
Dès lors, j’ai commencé à allumer toutes les lumières dans ma chambre pour vérifier qu’aucun scorpion ne se cachait dans mes chaussures avant de les enfiler. Je dois admettre que cela complique un peu les pipis nocturnes, mais mieux vaut ça qu’une morsure de scorpion ! Fin.








J’ai plein d’autres anecdotes rigolotes avec des bébites et des bestioles… Ces petites choses qui nous font tellement peur ! Tout ça pour dire, qu’en voyage, il y aura toujours des choses qui nous feront peur et étrangement, parfois, on se surpasse à les affronter… Et ça… ça change tout.

En suivant ces astuces, vous pouvez minimiser les désagréments causés par les insectes et autres nuisibles tout en profitant pleinement de vos aventures.


J’ai expérimenté plusieurs options pour mes données cellulaires à l’étranger mais depuis 2021 je ne jure que par les eSIM de la compagnie Airalo. Une solution simple, rechargeable et avec plusieurs forfaits. Pas besoin de carte SIM physiquement, le tout est géré facilement avec une application, par contre ton cellulaire doit être compatible. C’est pour les données cellulaires seulement. Je fais mes appels ou textos sur Messenger, FaceTime ou WhatsApp. Il y a des cartes par pays, par région et mondiale, il n’y a pas tous les pays, Cuba ne s’y trouve pas par exemple. Plus la carte couvre des pays, plus elle coutera chère mais pour faire plusieurs destinations comme un roadtrip en Europe, ça peut avoir ces avantages de payer plus cher et rester connecté. Moi, je voyage qu’avec ça ! Je suis partie en Égypte, New York, Guatemala et Belize avec des eSIM Airalo.
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Waouh, j’ai la phobie de toutes ces petites bestioles, j’en aurais pas mené large non plus à ta place 😂
Je déteste les araignées!! Étrangement, la plus grosse que j’ai vue était en Angleterre.
J’avoue en avoir tué une énorme à Montréal dans mon bain… je me suis toujours demandé si je ne l’avais pas ramené dans mon sac a dos !!?!!
Yark!!!
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